AIKIDO SEVRES 92
Membre d'EPA-ISTA, ecole fondée par Alain Peyrache Soke
 
L'échec est la voie du succès,
Chaque erreur nous apprend quelque chose
- Morihei Ueshiba 
Dossier d'inscription
Le salut, signe de respect  
 
Trop souvent, les pratiquants d’arts martiaux ou de sport se contentent de mimer les gestes qui leur sont inculqués sans aller chercher le pourquoi du comment. L’étiquette mise en place n’est pas dénuée de sens, et les valeurs que vous apportent votre pratique doivent migrer dans votre quotidien. L’aïkido traditionnel met l’accent sur ces principes (morale, respect, courage, etc.) et aborder un tel sujet lors d’un cours n’est pas judicieux car le temps imparti à l’entrainement est trop court. L’étiquette (ou le rituel) dans le dojo est la première marque de respect.
Le salut debout (ritsureï) : Le buste droit, les mains le long du corps et Les jambes serrées, je m’incline de façon raisonnable (45°).  
 
Le salut à genoux (zareï) : Le buste droit les mains sur les genoux. Je m’incline et les mains se positionnent devant soi, les pouces et index se touchant en formant un triangle, main gauche en premier sur le tapis. En me relevant, je retire la main droite puis la gauche avant de les repositionner sur les genoux.  

Lorsque je pénètre dans le dojo (du pied gauche) je salue ritsurei, les yeux au sol. J’entre dans la « maison du maître » qui m’accueille et qui va accepter de diffuser son savoir, aussi, je l’en remercie et le salue.
Ce n’est pas un « sanctuaire »… mais c’est le dojo de mon professeur. Lorsque je monte sur le tapis (du pied gauche, mes zoori talons contre les tatamis), je salue en regardant le Kamiza (mur d’honneur), remerciement aux personnalités décédées qui ont transmis le savoir qui va m’être enseigné. Je me positionne en mukso (posture de concentration) pour faire le vide. Puis, je vais saluer le Tokonoma (portrait surélevé de O’Senseï) zareï, les yeux au sol en signe de profonde humilité pour le remercier de nous avoir divulgué sa création.
Au signal du sempaï le plus ancien, je vais saluer à nouveau zareï le professeur, en regardant au sol. Salut de courtoisie et de remerciement préalable à son enseignement mais également aux professeurs du professeur pour la transmission des savoirs. Dans les deux saluts, je ne me relève pas avant mon professeur, signe aussi d’humilité (en lui offrant ma nuque et donc ma vie du temps des samouraïs).
Normalement, le professeur est le dernier à monter sur le tapis et le premier à en sortir. Aussi, lors d’un retard, le pratiquant procèdera aux saluts rituels et prendra sa place dans le cours, s’excusant auprès du professeur à la première occasion. 
 
Je salue zareï le professeur à l’issue d’une explication, mais également mon premier et dernier partenaire (aïté). Puis, pendant le cours, je salue aïté avant et après la pratique. Ces saluts entre pratiquants se font en se regardant (pour gérer sa distance et éviter ainsi de se cogner la tête, mais aussi pour montrer que l’on est sur ses gardes). Enfin, les saluts de fin de cours sont les mêmes qu’au début du cours, je sortirai alors du tatami et du dojo du pied droit (après avoir salué ritsureï).  
 
Si l’on transpose ces règles dans notre quotidien, le bonjour en se serrant la main se fait de manière franche, en regardant la personne. C’est un signe de politesse, mais également de franchise et d’assurance. Lorsque l’on pénètre dans un lieu, une salle où il y a du monde, marquer un temps d’arrêt permet de se repérer, d’évaluer la teneur des lieux et d’adapter son comportement en fonction.
Ces saluts répétés sont aussi là pour nous rappeler que tout enseignement est bon à prendre et que ceux-ci sont des vecteurs de transmission basés sur l’expérience des plus anciens. Aussi, savoir écouter et prendre en compte est poli, respectueux et remercier du partage des connaissances est un minimum pour un pratiquant d’arts martiaux.